Verlaine en 1868 par Bazille, Dallas Muséum of Art. DR |
Le regretté Alain Buisine écrivait en avant-propos à sa biographie de Verlaine (Verlaine, Histoire d'un corps, Tallendier, 1995) :
Sans nul doute cette biographie du
Pauvre Lelian n'aurait pas du tout eu la même tonalité si je
n'avais pas vu le Portrait de Paul Verlaine en troubadour, à
l'occasion de l'exposition Frédéric Bazille organisée en 1992 par
le musée Fabre de Montpellier.Tout se passe en effet comme si aux
yeux de la postérité Arthur Rimbaud et Paul Verlaine s'étaient une
fois pour toutes réparti les rôles : la beauté et la
flamboyante gloire de la consumation solaire en Afrique pour Rimbaud,
la laideur et le glauque engloutissement septentrional dans les
brumes du tabac et les vapeurs de l'alcool pour Verlaine qu'en somme
on imagine toujours ravagé et déchu.
Tout récemment, Bernard Bousemanne a découvert une photographie de Verlaine (vers 1866) qui confirme ce que disait Alain Buisine du portrait de Verlaine jeune. On peut l'admirer à l'exposition Verlaine de Mons. On peut le voir aussi sur le site de la Bibliothèque Royale de Belgique qui précise l'histoire de cette découverte.
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