jeudi 15 février 2018

L'homme aux semelles de vent, petite énigme.


L'homme aux semelles "devant". Paris. DR.


Un de mes amis rimbaldiens me signalait récemment qu’il s’étonnait que l’expression « l’homme aux semelles de vent » attribuée à Verlaine ne figure dans aucun texte et aucune lettre de l’auteur de La bonne chanson. Il se demandait alors d’où venait cette attribution.

Petite énigme que nous avons résolue et que je soumets avant d’en donner la réponse aux lecteurs de notre blog.

6 commentaires:

  1. Cette expression apparaît pour la première fois dans une lettre de Delahaye à Verlaine envoyée vers la fin de l'été 1878 ("l'"homme aux semelles de vent" est décidément lavé. Rien de plus.") puis dans une lettre du 31 décembre 1881 toujours de Delahaye à Verlaine ("Sur ton renseignement touchant le "Monstre" [...] je réponds aujourd'hui à Mme Rimbe pour la prier de faire parvenir mon poulet si elle connaît l'adresse exacte de "l'Homme aux semelles de vent."").
    Les guillemets utilisés montrent que Delahaye ne serait pas à l'origine de l'expression... Mais je n'en sais guère plus.

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  2. Vous n’en savez guère plus, mais c’est déjà remarquable ! On peut lire ces deux lettres, les seules connues qui parlent de « l’homme aux semelles de vent » dans la correspondance de Verlaine (édition Pakenham). Cependant, il existe un raisonnement à partir de ces deux lettres qui permet d’avoir une explication séduisante de l’énigme. À suivre…

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  3. Par pitié donnez nous la réponse
    Nous trépignons
    Nous sommes tous la langue pendue à votre grande érudition
    Nous mourons de savoir
    Sauvez-nous
    La planète
    Sauvez la planète toute inculte et qui se prosterne devant votre immense savoir rimbaldolompe
    Merci Merci Merci Merci
    Quelle énigme! Mais quelle énigme!
    Que la vie est cruelle
    Heureusement que nous pouvons recevoir vos grâces nous si humbles incultes prosternés devant votre votre votre... Ah que dire, qu'écrire AH AH!!!!

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  4. Ses semelles de vent
    confluent la Meuse au Nil
    méandres et ivresses.

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