samedi 14 décembre 2013

La mauvaise hygiène sexuelle de Rimbaud selon Verlaine, un témoignage d'Ernest Delahaye



DR.Pour agrandir cliquer sur les photos.

« C'est un garçon qui a une mauvaise hygiène : d'abord il ne baise pas assez ! » disait Verlaine en novembre 1871, selon Ernest Delahaye.

lundi 9 décembre 2013

L’ironie de Rimbaud, prolongement sur un écho du colloque de Venise, par Jacques Bienvenu. ( Voir à la fin de l'article notre mise à jour du 13/12/2013)




Concernant son intervention sur La « puissance d’ironie »  du Poète, Michel Murat a cité assez longuement le Blog de David Ducoffre opposant son explication de Voyelles jugée par ce dernier critique définitive à la vision ironique du sonnet selon Yves Reboul. Il n’a pas tranché entre les deux interprétations qu’il rejette, se plaçant au dessus de la mêlée dans une position somme toute confortable et pontifiante. Yves Reboul n’a pas donné sa réponse lors de la discussion finale. La question de savoir si Rimbaud est ironique dans certains poèmes a été qualifiée d’ « indécidable » par l’auteur de L’Art de Rimbaud. Il observe que la seule occurrence du mot « ironie » se trouve dans le poème L’Homme juste  où Rimbaud écrit : « L’ironie atroce de ma lèvre ». Il n’en tire pas d’information importante. Pour ma part j’aurais noté l’accouplement du mot ironie à celui d’atroce dont j’ai fait une étude ici.

Le développement sur l’ironie de Rimbaud que je propose est le suivant : cette ironie est manifeste dans certaines lettres d’Afrique. Par exemple celle-ci écrite à Ilg en juillet  1889 :

« M. Brémont manifeste l’intention de bâtir une maison ici, appropriée à son énorme mouvement commercial et ses habitudes élégantes. Il a déjà, paraît-il, édifié quelque chose au lieu dit Djibouti, mais c’était en éponges imparfaitement pétrifiées, et aux pluies de printemps sur la côte, il paraît que ça a gonflé, pour ensuite se dégonfler et rouler sur le sol. Il prétend toujours créer sur la route d’ici au lieu dit Djibouti un service de caravanes avec horaire, itinéraires, et tarifs fixes,- mais pour lui seul. Il revendique la franchise complète en douane, et tous les privilèges imaginable en tous temps et lieux. Souhaitons la réussite prompte dans cette tâche qu’il qualifie lui-même, et à raison de laborieuse ! Cependant il se promet de faire un voyage prochainement au Choa. Là peut-être il voudra encore bâtir. - il est devenu castor ! »

Loin d’être indécidable, l’ironie de ce texte est décapante. On peut penser à un portrait à la manière de La Bruyère. C’est ici que peut se poser la question de l’opposition entre les deux Rimbaud - le poète et le négociant qui lui  a succédé. Certains auteurs, et non des moindres comme Yves Bonnefoy, estiment que seul le Rimbaud poète mérite de l’intérêt. L’un des conférenciers me disait à Venise que c’était sa position. D’autres critiques, en revanche, comme Alain Borer s’étendent beaucoup sur la « seconde » vie. J’ai même lu récemment un rimbaldien qui expliquait que la vie de Rimbaud poète serait incompréhensible sans la connaissance de la vie d’explorateur et de négociant qui a suivi.

Pour ma part je dirai modestement que la « seconde » vie de Rimbaud m’intéresse surtout dans la mesure où elle peut nous éclairer sur le poète. Pourrait-on, par exemple, déduire de la lettre précédente que l’ironie de Rimbaud a pu se manifester tout autant dans ses poèmes ? 

Voilà une question que je pose en débat.

Une petite remarque, à présent qui concerne la fin du colloque de Venise. À une dame qui posait l’intéressante question de savoir si Rimbaud avait lu les poèmes en prose de Baudelaire, je suis intervenu peu après les réponses pertinentes qui lui furent faites, en lui disant que certains poèmes en prose de Baudelaire avaient été publiés dans la Revue fantaisiste. Quelques personnes ayant émis des doutes sur le moment, Il est utile de préciser que Baudelaire a bien publié en novembre 1861 des poèmes en prose dans La Revue fantaisiste


Revue fantaisiste, novembre 1861,p.323.

p.327.

Mise à jour du 13/12/2013 : Voir l'article de David Ducoffre intitulé : Une intervention surprenante
qui se termine par : « À vous de comprendre si vous êtes à la hauteur ».Le blog de David Ducoffre, cité lors d'un colloque prestigieux - et notamment bien relayé sur le site d'Alain Bardel,, semble prendre une dimension nouvelle.Par ailleurs, j'ai légèrement modifié mon article maladroitement rédigé concernant l'anecdote des poèmes en prose.

jeudi 5 décembre 2013

Photographie des intervenants du colloque de Venise réalisée par Yoshikazu Nakaji


Cliquer sur la photographie pour la voir agrandie.


De gauche à droite : Yoshikazu Nakaji, André Guyaux, Yves Reboul,  Andrea Schellino, Olivier Bivort, Aurélia Cervoni, Adrien Cavallaro, Henri Scepi, Seth Whidden, Michel Murat, Hermann Wetzel, Jean-Luc Steinmetz, Yann Mortelette, Dominique Combe.


Je remercie Yoshikazu Nakaji de m'avoir envoyé cette photographie, bien meilleure que la mienne donnée dans l'article précédent, et qui me permet  de présenter correctement les participants de ce colloque vénitien.
  

lundi 2 décembre 2013

Le diable, au milieu des docteurs, à Venise.


Satan photographe à Venise.
                       Cher Satan, je vous en conjure, une prunelle moins irritée !


L'ensemble des participants du colloque de Venise
                             

Le diable s'excuse pour cette photo infernale, faute de mieux, pour l'instant. Il espère l'améliorer ou en avoir prochainement une autre de meilleure qualité.

samedi 30 novembre 2013

Novembre à Venise, clôture du colloque Rimbaud, par Jacques Bienvenu

Venise, le samedi 30 novembre 2013.


Magnifique succès du colloque Rimbaud organisé par Olivier Bivort professeur à l'Université Ca' Foscari de Venise ! C'était vraiment une idée de génie d'organiser dans ce lieu merveilleux, une manifestation sur Rimbaud. La salle était bondée le premier jour (environ 70 personnes) ce qui est remarquable pour un colloque universitaire qui s'adresse  à un public de spécialistes et d'étudiants. Beaucoup de jeunes gens dans l'assemblée. Je rends compte brièvement, par quelques images la fin du colloque suivi d'une sympathique discussion. 

Le palais Foscari vue du Grand Canal.



Le Grand Canal vu de la salle de conférence.

Dernière séance du Vendredi 29 à 15H.


Aurélia Cervoni, André Guyaux, Michel Murat, Adrien Cavallero

Pendant la discussion de clôture, de droite à gauche au premier rang : Yoshikazu Nakaji,Yves Reboul, Olivier Bivort, Henri Scepi, Dominique Combe, Seth Whiden.

lundi 18 novembre 2013

Les manifestations du 20 octobre et du 7 novembre autour de Rimbaud à Charleville et Marseille, par Alain Tourneux.


En juin dernier la ville chinoise de Nanchong organisait un colloque consacré à Arthur Rimbaud, cela en lien avec l'Université de l'Ouest de la Chine, la ville de Charleville-Mézières et son musée Rimbaud y étaient étroitement associés, ce sont les accords existants entre la Province du Sichuan et la Région Champagne-Ardenne qui ont facilité ce partenariat qui sera amené à se  poursuivre.

De nombreux récitants de l'œuvre d'Arthur Rimbaud étaient présents à cette occasion.

                     Lecture par un poète chinois, grand admirateur de Rimbaud.


C'est dans cette logique que la publication d'une nouvelle traduction en chinois des poèmes d'Arthur Rimbaud a été alors annoncée et qu'elle a été présentée à Charleville-Mézières le 20 octobre dernier,  jour anniversaire. A cette occasion Mme Jie Wang qui a traduit un choix de  poèmes (*) comme elle l'avait déjà fait pour l'œuvre de Baudelaire avait convié de nombreux amis rimbaldiens. Beaucoup d'entre eux ont découvert la ville à cette occasion, le projet du nouveau musée Rimbaud a également été dévoilé à cette occasion.


(*) Rimbaud, le météore de la poésie française, traduction de Jie Wang, préface de Claude Jeancolas (éditions Castor & Pollux /2013).Récente traduction de poèmes de Rimbaud, Mme Jie Wang est la première femme à avoir traduit l'œuvre du poète en chinois.

Quelques jours plus tard, le 7 novembre, c'est à Marseille qu'il était question d'Arthur Rimbaud, de Charleville du nouveau musée. en effet grâce à la grande implication de Jacques Bienvenu l'Hôpital de la Conception a accepté d'organiser une conférence ayant pour titre "Rimbaud, Charleville, Marseille et l'Orient", les trois principaux acteurs en  ont été Marie-Anne Bardey, Jacques Bienvenu et Alain Tourneux.
Cette présentation qui se voulait grand public a permis de réunir une centaine de personnes dans l'auditorium Arthur Rimbaud de l'Hôpital, il faut souligner la qualité de l'écoute et l'excellence de l'accueil réservé par l'administration hospitalière qui avait largement communiqué autour de cette soirée.

On aperçoit dans l'encadrement de la porte, sur fond bleu, les visages de Jacques Bienvenu et Alain Tourneux, avant la conférence.

A priori il n'y avait pas eu de manifestation consacrée à Arthur Rimbaud à l'Hôpital de la Conception depuis la pose de la plaque en 1946  dans l'ancien établissement.


La plaque apposée en 1946 à l'Hôpital de la Conception a été déplacée lors de la reconstruction de l'établissement, elle figure aujourd'hui dans l'amphithéâtre Arthur Rimbaud.

                  Marie-Anne Bardey devant le portrait de son grand oncle Alfred.
                         

                                      Alain Tourneux qui a débuté la conférence.

                     Jacques Bienvenu devant une photographie de Marseille en 1890.

Marie-Anne Bardey, Jacques Bienvenu et Alain Tourneux aux Arcenaulx après la conférence

Ainsi Marseille, capitale européenne de la culture pour 2013 n'aura pas oublié Arthur Rimbaud en cette date proche du 10 novembre, autre date anniversaire.


Mise à jour 20/11/2013 : Les trois photographies qui représentent les  conférenciers sont de Fabrice Massot qui est l'auteur d'un portrait peint de Rimbaud accroché au fond de l'amphithéâtre et que nous reproduisons ci-dessous. 

          Rimbaud d'après une photographie de Carjat,
© Fabrice Massot.
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samedi 16 novembre 2013

Colloque Rimbaud à Venise, 28 - 29 novembre 2013.



                                                       
Jeudi  28 novembre 2013

9h30
Saluti della Direttrice del Dipartimento di Studi
Linguistici e Culturali Comparati
Anna Cardinaletti

Presentazione del convegno
Olivier Bivort
Matinée sous la présidence de Yoshikazu Nakaji
10h
Dominique Combe (Sorbonne nouvelle, ENS)
Rimbaud poéticien ?
Henri Scepi (Sorbonne nouvelle)
Rimbaud : poésie objective
pause
11h30
Yann Mortelette (Brest)
Rimbaud et la poétique parnassienne
Yves Reboul (Toulouse)
Mérat le Voyant
discussion
Après-midi sous la présidence de Jean-Luc Steinmetz
15h
Yoshikazu Nakaji (Tokyo)
Rimbaud autocritique
Hermann Wetzel (Regensburg)
La poétique de Rimbaud est-elle à la hauteur
de ses poèmes ?
pause
16h30
Andrea Schellino (Firenze)
Bruit et harmonie des Illuminations
Maria Emanuela Raffi (Padova)
Départ : des rumeurs et des bruits

Vendredi 29 novembre 2013

Matinée sous la présidence de Michel Murat
9h30
André Guyaux (Paris-Sorbonne)
Les avatars du moi
Jean-Luc Steinmetz (Nantes)
Le Rimbaud des hallucinations
pause
11h
Mario Richter (Padova)
Autour de la poétique de la Beauté dans
Une saison en enfer
Seth Whidden (Villanova)
Le sacré dans Alchimie du verbe
discussion
Après-midi sous la présidence d’André Guyaux
15h
Michel Murat (Paris-Sorbonne, ENS)
La « puissance d’ironie » de Rimbaud
Aurélia Cervoni (Paris-Sorbonne)
Les « sophismes » de Rimbaud
pause
Adrien Cavallaro (Paris-Sorbonne)
Pour une poétique de la formule rimbaldienne
au xxe siècle
discussion et clôture du colloque